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NAVI : 11,25 millions d'euros pour transformer la formation viticole, 34 partenaires pour attirer 250 000 candidats

NAVI : 11,25 millions d'euros pour transformer la formation viticole, 34 partenaires pour attirer 250 000 candidats

27 mai 2026 7 min de lecture
Le plan de formation vitivinicole NAVI en Nouvelle-Aquitaine structure un continuum du lycée viticole aux masters en viticulture-œnologie, avec 11,25 M€ annoncés, 34 partenaires et 15 000 apprenants visés, et rebat les cartes pour les DRH, les candidats en reconversion et la compétition entre régions viticoles.
NAVI : 11,25 millions d'euros pour transformer la formation viticole, 34 partenaires pour attirer 250 000 candidats

Un plan NAVI qui rebattre les cartes de la formation vitivinicole

Le plan de formation vitivinicole NAVI plan s’impose comme un tournant pour la filière vitivinicole en Nouvelle Aquitaine. Selon les éléments communiqués par le consortium, près de 11,25 millions d’euros seraient engagés sur cinq ans, afin de structurer pour la première fois un continuum de formation professionnelle allant du lycée viticole jusqu’aux masters spécialisés en viticulture œnologie et en cognac premium. Pour un candidat en reconversion, ce plan de formation vitivinicole en région Nouvelle Aquitaine signifie un accès coordonné aux métiers de la vigne et du vin, depuis les travaux de production jusqu’aux fonctions de gestion en entreprise vitivinicole.

Le consortium réunit 34 partenaires annoncés, du Campus de la Vigne et du Vin aux Chambres d’agriculture, en passant par l’IFV, l’Université de Bordeaux et plusieurs structures vitivinicoles privées comme Hennessy ou les châteaux Latour, Yquem et Palmer. Cette alliance public privé ancre la formation vitivinicole NAVI plan dans les besoins concrets de la filière viticole, de l’exploitation familiale aux grands groupes exportateurs de vins. Elle vise à terme 15 000 apprenants, 500 formateurs et 250 conseillers formés, tout en promouvant les métiers de la vigne vin et des vins auprès de 250 000 personnes, un changement d’échelle inédit pour l’attractivité des métiers vigne.

Pour la région Nouvelle Aquitaine, ce projet nouvelle génération est aussi un outil de politique industrielle piloté avec le Conseil régional et l’État. Le financement inclut notamment 6,5 millions d’euros de l’État via la Caisse des Dépôts et plus de 500 000 euros de la Région Nouvelle Aquitaine, montants à considérer comme des ordres de grandeur issus des documents de présentation du projet NAVI. À terme, la région devient un campus à ciel ouvert pour la viticulture innovation, avec des formations en gestion d’exploitation viticole, en production durable et en innovation NAVI, capables de répondre à la pénurie de main d’œuvre qualifiée et aux défis climatiques qui frappent déjà chaque entreprise viticole.

Sur le terrain, un responsable de domaine bordelais impliqué dans un premier groupe pilote résume l’enjeu : « Nous avons besoin de salariés qui comprennent à la fois la vigne, le chai et les données. NAVI nous promet enfin des profils capables de parler climat, qualité et rentabilité dans la même conversation. » Cette mise en récit concrète illustre la manière dont le plan de formation vitivinicole ambitionne de transformer la gestion quotidienne des exploitations.

Ce que change NAVI pour les DRH viticoles et les candidats en reconversion

Pour un DRH de structure vitivinicole, la formation vitivinicole NAVI plan annonce une normalisation de nouveaux profils, plus hybrides, à partir de la prochaine vague de diplômés. Les objectifs chiffrés – 15 000 apprenants, 300 heures de modules pour formateurs, cinq simulateurs pédagogiques dédiés à la vinification, aux sols et au conditionnement – créent un socle commun de compétences en viticulture œnologie, en gestion de production et en numérique appliqué à la vigne. Concrètement, une exploitation viticole en Nouvelle Aquitaine pourra recruter des profils formés à la fois aux travaux de la vigne vin, à la gestion des risques climatiques et à l’analyse de données de parcelles, ce qui modifie profondément les référentiels d’emploi.

Pour les candidats en reconversion issus de la tech, de la restauration ou du commerce, la filière vitivinicole devient plus lisible grâce à ce projet nouvelle Aquitaine Viticulture Innovation. Les parcours proposés sur le campus de la vigne et du vin, dans les lycées viticoles ou via la formation professionnelle continue, articulent désormais des blocs de compétences en gestion d’entreprise vitivinicole, en marketing des vins et en conduite de projet vitivinicole. Les simulateurs pédagogiques et les nouveaux concours nationaux annoncés par le projet NAVI renforcent l’attractivité des métiers, en montrant que la filière viticole ne se limite plus aux seuls travaux manuels dans les vignes, mais intègre aussi la data, la logistique et la distribution en GMS.

Pour un jeune talent, l’enjeu sera de se positionner tôt sur ces nouvelles formations en région Nouvelle Aquitaine, avant que la concurrence sur les places en alternance ne s’intensifie. Les entreprises viticoles qui accueilleront les premiers apprentis issus de la formation vitivinicole NAVI plan prendront une longueur d’avance sur la structuration de leurs équipes, notamment sur les postes de gestion de chai, de pilotage de production et de coordination de filière vitivinicole. Dans cette perspective, réfléchir dès maintenant à son projet de formation emploi, à la cohérence entre son parcours antérieur et les besoins de la filière, devient un choix stratégique, pas un simple argument marketing.

Pour approfondir la dimension produit et distribution, un candidat peut déjà travailler sa culture vin en s’appuyant sur des ressources pratiques comme un guide pour optimiser son espace avec une cave à vin de grande capacité, qui éclaire les enjeux de conservation, de rotation de stock et de valorisation au rayon. Ce type d’outil pédagogique, même en dehors du cadre strict du projet NAVI, permet de relier très tôt les apprentissages techniques aux réalités commerciales des marchés du vin.

Une compétition territoriale ouverte : Nouvelle Aquitaine, Bourgogne et au delà

Le choix de concentrer la formation vitivinicole NAVI plan en Nouvelle Aquitaine crée de fait un avantage compétitif pour la région face à la Bourgogne, au Languedoc ou à la Champagne. Si les autres régions viticoles ne montent pas des projets comparables, avec un consortium aussi large associant lycées viticoles, Chambres d’agriculture, universités et entreprises vitivinicoles, le risque est de voir les candidats et les formateurs les plus qualifiés se concentrer durablement en Aquitaine viticulture. Pour un domaine en Bourgogne, la question n’est plus théorique : faut il s’adosser au réseau NAVI pour la formation professionnelle de ses équipes, ou lancer un projet régional concurrent avec ses propres partenaires publics et privés.

Dans les faits, la mobilité des talents dans la filière vitivinicole reste limitée par l’ancrage territorial des exploitations et par les contraintes familiales. Mais la montée en puissance de la formation vitivinicole NAVI plan pourrait inciter des candidats à accepter un premier emploi en région Nouvelle Aquitaine, avant un éventuel retour vers leur région d’origine, ce qui déplacerait le centre de gravité des compétences. Pour les structures bourguignonnes, champenoises ou ligériennes, l’enjeu est donc de sécuriser des partenariats avec des campus, des lycées viticoles et des organismes de formation professionnelle capables de proposer des modules comparables en viticulture innovation, en gestion de production et en commercialisation des vins.

Pour un candidat en reconversion, cette compétition territoriale peut devenir une opportunité, à condition de clarifier son projet entre ancrage régional et mobilité. S’orienter vers la Nouvelle Aquitaine permet de profiter directement de l’innovation NAVI, des simulateurs et des nouveaux diplômes, mais rester en Bourgogne ou dans une autre région peut offrir un accès plus rapide à des responsabilités dans une entreprise vitivinicole en quête de profils rares. Dans tous les cas, travailler sa compréhension de la chaîne de valeur, de la cave à vin domestique jusqu’aux linéaires de GMS, reste un atout, et des ressources comme un dossier sur le choix d’une cave à vin 12 bouteilles ou un article sur le choix d’un coffret vin et accessoires permettent déjà de relier la technique de conservation aux attentes des consommateurs finaux.